Boire moins, c'est d'abord se fixer un chiffre
Cette page s'adresse à ceux qui continuent de boire et veulent réduire : on y compte en verres standards et on compare le total au repère officiel. Si vous voulez arrêter complètement, parlez-en à un médecin ou à Alcool Info Service (0 980 980 930, appel anonyme).
Dix verres standards par semaine, c'est le repère de Santé publique France, et on s'en approche vite. Deux ballons de vin de 12,5 cl à 13 %, trois demis à 5 % et un gin : c'est déjà près de 7 verres standards en un seul week-end.
Si diminuer vous paraît physiquement difficile, ou si vous buvez beaucoup tous les jours, parlez-en d'abord à un médecin. Un arrêt brutal peut être dangereux.
Ce que « boire moins » veut dire
On dit qu'on veut boire moins, mais sans chiffre, impossible de savoir si on y est arrivé. Un demi et un ballon au restaurant s'appellent tous les deux « un verre ». Le premier, 25 cl à 5 %, c'est environ 1 verre standard. Le second, 12,5 cl à 13 %, c'est environ 1,3. Deux ballons comptent presque autant que trois demis.
Prenons un week-end qui semble ordinaire. Vendredi, deux verres de 12,5 cl de vin à 13 % : environ 2,6 verres standards. Samedi, trois demis de 25 cl à 5 % : 3. Dimanche, un gin de 4 cl à 40 % : environ 1,3. Total : près de 7 verres standards, sans compter le dîner du dimanche. Dans un carnet, on aurait écrit « deux verres, quelques bières, un gin ». Par rapport au repère de 10, il ne reste plus beaucoup de marge pour le reste de la semaine.
Le vin au restaurant est le piège classique. Le verre standard correspond à 10 cl de vin à 12 %. Le ballon servi fait souvent 12,5 cl ou 14 cl, à 12 ou 13 %. Trois ballons de 12,5 cl à 13 % font déjà environ 4 verres standards, soit près du double du maximum quotidien, alors que le carnet indique toujours « trois verres ». La carte et le repère n'emploient pas le mot « verre » dans le même sens.
Depuis 2017, Santé publique France recommande, pour les hommes comme pour les femmes, de ne pas dépasser 10 verres standards par semaine et 2 par jour, avec au moins deux jours sans alcool. C'est un plafond, pas un objectif. Alcool Info Service précise que le risque existe dès un verre par jour.
Au Royaume-Uni, le repère est de 14 unités par semaine, et une unité vaut 8 g d'alcool, pas 10. Aux États-Unis, les autorités publient des limites par jour plutôt qu'un plafond par semaine. La page des repères donne les sources et les grammes. Dix verres standards français n'équivalent donc pas à dix unités britanniques.
Quel objectif vous fixer ? Le repère de 10 si vous êtes au-dessus, ou un nombre inférieur à votre moyenne récente si vous êtes déjà en dessous. Si vous buvez six verres par semaine, 10 n'autorise pas d'en boire quatre de plus.
Écrivez ce nombre quelque part et comptez en verres standards. Le calculateur fait la conversion à partir du volume et du degré d'alcool. Gardez le même objectif pendant quatre semaines.
Pourquoi les applis de sobriété conviennent mal quand on boit encore
La plupart des applications consacrées à l'alcool considèrent qu'un jour où l'on boit est une exception. L'écran d'accueil affiche une série de jours sans alcool, la communauté fête ces jours-là, et un seul verre de vin remet le compteur à zéro. Tout est conçu pour protéger une période d'abstinence.
C'est adapté quand on vise zéro. Ça ne l'est plus quand on vise six verres cette semaine au lieu de quinze : noter un verre de vin revient à avouer une rechute, alors on arrête de noter. Un compteur de série n'a pas de place pour le verre que vous avez prévu de boire.
Les applications à programme forment une autre catégorie, décrite dans le comparatif : Reframe propose un parcours de plusieurs mois, plutôt tourné vers l'arrêt, en anglais. Sunnyside propose de la modération avec un coach humain ; l'application est conçue pour les États-Unis et en anglais. La page Sunnyside vs Reframe compare les deux en détail. DrinkControl ressemble davantage à un carnet de consommation et compte aussi les séries ; son interface n'existe qu'en anglais.
Un compteur et un repère, si vous continuez à boire
Deux chiffres suffisent. Le premier : ce que vous buvez, noté boisson par boisson en verres standards (10 g d'alcool). Notez la quantité réellement servie. Les jours sans alcool, il n'y a rien à noter.
Le second : un plafond hebdomadaire auquel comparer ce total. Ce peut être le repère français de 10 verres, ou un nombre plus bas que votre moyenne du mois dernier. Ce plafond sert de point de comparaison, pas de note.
Modraly enregistre un verre en deux gestes depuis le widget de l'écran d'accueil, conserve vos données sur l'iPhone, sans compte ni serveur, et compare votre semaine au repère officiel de la France, du Royaume-Uni ou des États-Unis. Pas de série, pas de badge, aucune saisie quotidienne obligatoire.
Regardez ailleurs si vous cherchez un programme (Reframe), un coach qui prend de vos nouvelles (Sunnyside), des séries (DrinkControl), une application Android ou un suivi médical. Le comparatif détaille ces cas. Modraly existe sur iPhone et iPad ; aucune date n'est prévue pour Android.
Quand arrêter est la bonne réponse
Santé publique France et Alcool Info Service indiquent qu'il n'existe pas de consommation sans risque. Dix verres par semaine, c'est le seuil en dessous duquel les autorités considèrent le risque comme relativement faible. Ce n'est pas une quantité recommandée.
Si vous avez essayé de boire moins et que le total ne baisse pas, si vous buvez pour tenir la journée, si des proches vous ont demandé d'arrêter, ou si quelques jours sans alcool sont physiquement difficiles, un compteur de verres ne vous aidera pas et risque de retarder le moment où vous demanderez de l'aide.
Un arrêt brutal après une consommation quotidienne élevée peut être dangereux. Parlez-en à un médecin avant d'essayer. Alcool Info Service répond 7 jours sur 7, de 8 h à 2 h, au 0 980 980 930 (appel anonyme depuis la France métropolitaine). Nous n'avons aucun lien avec ce service.
Les autorités de santé recommandent de ne pas boire du tout si vous êtes enceinte ou souhaitez l'être, si vous êtes mineur, si vous prenez certains médicaments ou si vous souffrez de certaines maladies.
Modraly n'est pas un dispositif médical et ne fournit aucun conseil médical.
Questions fréquentes
Boire moins, est-ce plus sûr qu'arrêter ?
Santé publique France, l'OMS et Alcool Info Service indiquent qu'il n'existe pas de consommation sans risque. Arrêter supprime le risque lié à l'alcool. Boire moins, c'est viser un total hebdomadaire inférieur à celui d'aujourd'hui, compté en verres standards et comparé au repère de 10. Votre médecin peut vous dire quel objectif vous convient.
Puis-je utiliser une appli de sobriété pour boire moins ?
Vous pouvez, mais elles sont mal adaptées. Leur compteur de jours sans alcool repart à zéro au premier verre, ce qui pousse à ne pas le noter, puis à abandonner le suivi. Pour réduire, mieux vaut un relevé en verres standards comparé au repère. Reframe et Sunnyside sont des programmes d'accompagnement, présentés dans le comparatif.
Qu'est-ce qu'un verre standard ?
En France, un verre standard contient 10 g d'alcool pur : par exemple 25 cl de bière à 5 %, 10 cl de vin à 12 % ou 3 cl d'alcool fort à 40 %. Une unité britannique vaut 8 g. Le calculateur de ce site fait la conversion.
Boire moins, ça veut dire rester sous 10 verres ?
En France, 10 verres standards par semaine est le repère de Santé publique France : un maximum, pas un quota à atteindre. Si vous buvez 25 verres par semaine, passer à 14 est déjà un progrès. Si vous en buvez 6, le repère de 10 ne vous invite pas à en boire 4 de plus.
Modraly est-elle faite pour arrêter ?
Non. Si votre objectif est de ne plus boire du tout, tournez-vous vers une application de sobriété, le Défi De Janvier ou un professionnel de santé. Modraly compte les verres que vous buvez encore et les compare au repère de votre pays, sans série de jours à préserver.